Wilfrid LAURIER
(1841-1919)
Avocat, député,
Premier ministre du Canada
Wilfrid LAURIER obtient en 1864 sa licence en droit
de l'Université McGill, à Montréal, où
il exerce comme avocat.
Il y est vice-président
de l'Institut canadien, dans la Parti rouge, anticlérical
et contre le projet de "Confédération canadienne".
Il quitte la Métropole
en 1866 pour exercer à l'Avenir et à Victoriaville
(dans le voisinage d'Arthabaska), où il dirige le journal
« Le défricheur ».
En 1871, il devient député
du Parti libéral (issu du Parti rouge) de Drummond et
Arthabaska à l'Assemblée législative du
Québec.
En 1874, il démissionne
comme député du Québec et, acceptant désormais
la "Confédération", il se fait élire
député libéral de la même circonscription
à la Chambre des communes du Canada.
Il ne quittera plus l'action
politique fédérale.
Vers 1874, Wilfrid LAURIER
rencontre Joseph LAVERGNE (1847-1922) et offre au jeune
avocat libéral de devenir son associé en droit
à Arthabaskaville pour remplacer Eugène CRÉPEAU
qui avait décidé de passer au camp conservateur.
Cette société durera jusqu'en 1896 quand Wilfrid
LAURIER devient Premier ministre du Canada.
À partir de 1887, il
sera le chef du Parti libéral du Canada.
Il sera Premier ministre du
Canada de 1896 à 1911.
À regret, vers 1905,
Wilfrid LAURIER dut expulser du Parti libéral le fils
de son ancien associé, le jeune journaliste Armand
LAVERGNE (1880-1935), qui venait de se ranger du côté
du grand nationaliste Henri
BOURASSA pour tenter de préserver les droits de
la minorité française dans les deux nouvelles provinces,
l'Alberta et la Saskatchewan.
Sur un sujet aussi sensible,
l'action de tels nationalistes finira par faire perdre le pouvoir
à Wilfrid LAURIER, pourtant passé maître
dans l'art du compromis.
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