Lieux de séjour ou d'habitat des
DELAGRAVE
durant leur premier siècle en Amérique

1. Québec 6. Beloeil 12. St-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud
2. Trois-Rivières 7. St-Hilaire 13. St-François-de-la-Rivière-du-Sud
3. Montréal 8. St-Jean-sur-le-Richelieu 14. St-Vallier (de Bellechasse)
4. Vaudreuil 9. St-Marc-sur-le Richelieu 15. La Pocatière
5. Lachine 10. St-Denis-sur-le-Richelieu  16. Kamouraska
11. St-Mathias-sur-le-Richelieu 17. Stanfold (auj. : Princeville)

Québec, Trois-Rivières et Montréal (Ville-Marie) sont les 3 colonies établies en Nouvelle-France, vulgairement dite Le Canada, fondées respectivement en 1608, 1634, 1642. Le Canada était conquis par l'Angleterre en 1759-1760.

La distance entre Québec et Montréal est d'environ 240 kilomètres.

Avant le XXe siècle, les routes les plus praticables étaient les voies d'eau navigable, dont le fleuve St-Laurent et la rivière Richelieu.

Le premier chemin de fer (sur rails de bois) apparaît au Canada en 1836 : il reliait Laprairie-de-la-Magdeleine (Laprairie, sur la rive du St-Laurent, au sud de Montréal) à St-Jean-sur-le-Richelieu.

Ce n'est qu'à partir de 1867 que le Canada est subdivisé en Provinces : ... d'Ontario, de Québec, du Nouveau-Brunswick, etc.

Québec

En 1767, Louis DELAGRAVE (marchand, commerçant, négociant, natif d'Argenton-sur-Creuse, au Berry) épouse à Québec Marie-Jeanne dite Marie-Madeleine DROLETTE, dont les ancêtres paternels ont vécu à l'Ancienne-Lorette (à quelques kilomètres au nord-ouest de Québec). Louis est « sub-baillif » de Québec, de 1768 à 1774. Leurs premiers enfants y naissent : Gabriel et Louis (1768 et 1769, décédés en bas âge), François (1771) et Élisabeth (1772) dite Dorothée.

En 1775, le Général Benedict Arnold, avec ce qui lui reste de troupe, tente en vain de prendre Québec, au nom des colonies anglaises du sud qui allaient former les USA.

François DELAGRAVE, devenu orfèvre en 1816, réside à Québec, à compter de 1815, avec son épouse et leurs 5 premiers enfants. C'est là que leur naissent 8 autres enfants : Henri (1815), Dorothée (1817), Rosalie-Callixte (1818), Marie-Éléonoe (1819), Marie-Anne-Madeleine (1820), Charles-Stanislas (1822), Benjamin-Agna (1826), Azélie (1830).

Marie DROLETTE retourne vivre à Québec après le décès de son époux, survenu en 1805; elle y décéde et y est inhumée en 1840. Son fils aîné, François, y décède en 1843.

Trois-Rivières

En 1774, la famille de Louis DELAGRAVE emménage à Trois-Rivières, où naissent leurs 3 autres enfants : André (1774), Charles (1776) et Louis-Benjamin (1777).
En 1790, Louis y
signe à titre de paroissien la lettre au Curé Benjamin Nicolas MAILLOUX, qui quitte Trois-Rivières.

Région de Montréal

Après 1790, la famille de Louis DELAGRAVE séjourne à Montréal.
Louis y signe, en 1799, ainsi que ses 2 fils François et André, « l'Adresse au Gouverneur (sortant) Robert PRESCOTT pour lui exprimer l'admiration des citoyens de Montréal et témoigner leur reconnaissance ».

À la fin du siècle, Louis-Benjamin DELAGRAVE vit à Vaudreuil (alors aussi dit Quinchien), où il est commerçant.
C'est là que Herménégilde VALLÉE, son futur beau-frère, est vicaire (1794-1797). C'est là que Louis-Benjamin et Charlotte VALLÉE vivent leurs premières années de mariage (1799-1805) et que naissent leurs 3 premiers enfants : Louis-Benjamin (1800), Catherine-Émilie (1803) et Marie-Dorothée (1805).
En 1802-1803, la famille habite Soulanges (dans la région immédiate), puis revient habiter Vaudreuil.

En 1799, Louis-Benjamin DELAGRAVE épouse à Lachine Charlotte VALLÉE, dont le frère Michel dit Herménégilde VALLÉE, l'officiant, est Curé depuis 2 ans. Les 2 fréres de l'époux, François et André, ainsi que sa soeur, Dorothée, et son père, y sont présents et signent au registre.

Vallée du Richelieu

En 1806, la famille de Louis-Benjamin DELAGRAVE habite St-Hilaire, sur la rive droite du Richelieu, une rivière navigable issue du Lac Champlain, et l'un des principaux affluents du St-Laurent.
Y naissent 4 autres enfants : Charlotte-Zoé (1807), Agnès-Godalie (1809), Marie-Caroline dite Sophie (1811), Marie-Anne-Antoinette dite Mélanie (1812).

Depuis 1802, Herménégilde VALLÉE est Curé de St-Charles-sur-le-Richelieu avec desserte à St-Hilaire.
En 1808, il est muté sur la rive gauche, en biais de St-Charles, à St-Marc-sur-le-Richelieu.

En 1815, Louis-Benjamin DELAGRAVE, devenu notaire (1813), déménage sa famille à Beloeil, en face de St-Hilaire, sur la rive gauche du Richelieu. Sa fille Sophronie y naît (1816); l'aînée de ses filles, Catherine-Émilie, y décède (1817); les 3 autres et derniers enfants du couple y naissent : Émilie-Éloïse (1818) qui y décède dans l'année, Honoré (1819), Pierre (1820). L'épouse et mère Charlotte VALLÉE y décède (1821) et y est inhumée sous l'église.

En 1805, Louis DELAGRAVE décède à St-Mathias (dit Pointe-à-Oliver).
En 1808, son fils François DELAGRAVE épouse à
cet endroit Geneviève AMIOT.
C'est là et Ste-Marie-de-Monnoir (dans la région) que naissent leurs 5 premiers enfants : Louis (1808), Geneviève (1810), Pierre-François (1811), Cyrille (1812), Joseph (1814).
C'est là, ou à moins de 15 kilomètres au nord-est, à St-Jean-Baptiste de cette même seigneurie de Rouville, que vivent le marchand André DELAGRAVE et sa soeur Élisabeth dite Dorothée DELAGRAVE, vers 1820-1823.

En 1821, le notaire Louis-Benjamin DELAGRAVE, veuf de Charlotte VALLÉE, devient capitaine de milice à St-Denis-sur-le-Richelieu. C'est aussi dans la région, à St-Charles et St-Denis, que résident des membres de sa parenté maternelle DROLET : Marie-Louise dite Geneviève DROLET, épouse depuis 1774 d'André COMBE dit BRINDAMOUR; Joseph-Marie dit Charles DROLET, époux depuis 1785 de Birigitte RENAUD dit PLANCHAR; Françoise DROLET, épouse depuis 1786 de Pierre Basile BESSE.

En 1824, le notaire Louis Benjamin DELAGRAVE séjourne à St-Jean-sur-le-Richelieu (alors aussi dit Fort St-Jean; aujourd'hui, St-Jean-sur-Richelieu).
En 1863, Geneviève AMIOT, veuve de François
DELAGRAVE, y décède, chez son fils Joseph DELAGRAVE, avocat.

Côte du Sud

À partir de 1821, orphelins de mère, les enfants de Louis-Benjamin DELAGRAVE vont habiter St-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud (près de Montmagny; aujourd'hui St-Pierre-du-Sud), où leur oncle maternel Michel dit Herménégilde VALLÉE est Curé depuis 1810, avec desserte à St-François depuis 1815.
L'aîné Louis-Benjamin
DELAGRAVE y épouse (1821) Julie RENAUD dit LAVERGNE, soeur du coseigneur de la Rivière-du-Sud.
Leur oncle-curé Herménégilde VALLÉE décède à St-Pierre et y est inhumé en 1823.
Leur tante Marie Élisabeth (dite Dorothée)
DELAGRAVE y est inhumée en 1851.
Leur père le notaire Louis-Benjamin
DELAGRAVE y séjourne vers 1825-1828, puis il y habite avec sa deuxième famille vers 1860 jusqu'en 1862. C'est là qu'il est inhumé en 1868.

Théodule DELAGRAVE (1849-1920), le puîné de tous les enfants du notaire, y sera Curé durant 34 ans, de 1886 à 1920, après avoir assumé la cure de St-Paul-de-Montminy (à environ 45 kilomètres, dans les hauteurs, au sud de St-Pierre) de 1877 à 1885. Il sera inhumé à St-Pierre en 1920.

Au XXIe siècle, vivent encore à St-Pierre-du-Sud et à St-Paul-de-Montminy, et dans la région, des descendants du notaire Louis-Benjamin DELAGRAVE.

En 1833, le notaire Louis-Benjamin DELAGRAVE séjourne en face de Québec, sur la rive sud (rive droite), dans la seigneurie de Lauzon, à Pointe-de-Lévy.

À l'automne 1817, le notaire Louis-Benjamin DELAGRAVE avait instrumenté quelque peu (2 actes) à St-Vallier, sur le bord du St-Laurent, dans la seigneurie de Bellchasse, à environ 25 kilomètres au nord-ouest de St-Pierre-du-Sud.
En 1836, c'est à St-Vallier que le notaire, rompant son veuvage, épouse Françoise LEBLOND.
Ils y donnent naissance à 6 enfants : Pierre (1838), Caroline (1839), Marie (1841), Marie-Cédulie (1843), Louis-Napoléon (1844), Pierre-Théodule (1849).

La Pocatière

En 1862, le notaire Louis-Benjamin DELAGRAVE, désormais retraité, emménage à La Pocatière avec sa deuxième famille. Son fils Théodule y poursuit ses études au Collège (dit Le Petit-Séminaire de Ste-Anne de La Pocatière).
Le notaire y décède en 1868 (mais il sera inhumé à St-Pierre).

Bas St-Laurent

Vers 1823, François DELAGRAVE, orfèvre, est marchand à Kamouraska.
Son ancien associé, l'horloger-orfèvre James Godfrey Hanna, qui fit faillite en 1818, y avait eu une boutique.

Bois-Francs

En 1885, à Stanfold (aujourd'hui Princeville), Elzéar DELAGRAVE, un arrière-petit-fils du notaire DELAGRAVE, né à St-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud, épouse Marie-Anna COLLIN. Ils migreront aux USA, où résident leurs descendants.
En 1873 c'est à Stanfold qu'était décédé Louis-David LAVERGNE, époux de Geneviève Delagrave, fille de l'orfèvre François Delagrave.


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Date de la dernière modification : 27 novembre 2000

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