L'ORFÈVRERIE
AU CANADA
au XVIIIe
et XIXe siècle
La Cession du Canada à
l'Angletere amène de nombreux changements dans l'orfèvrerie
au Canada. L'Angleterre protège les intérêts
économiques de ses artisans dont les marchandises sont
vendues par un réseau de marchands. Bientôt des
orfèvres d'origine britannique immigrent.
Robert Cruickshank apporte
le style néo-classique, mais se canadianise en copiant
les vases liturgiques importés de France sous l'Ancien
régime. S'ensuivent différents procédés
de métissages entre les formes, les fonctions et les décors
des objets, de curieux passages entre les symboliques civiles,
religieuses et commerciales. Pour l'orfèvrerie de traite,
Cruickshank innove en créant des modèles inspirés
de l'art populaire de son Écosse natale.
Les importations françaises
d'objets religieux sont plus rares à la fin du XVIIIe
siècle. On envoye donc Laurent Amiot se perfectionner
un France.
L'orfèvrerie canadienne
réflètera de plus en plus des métissages
entres les productions anciennes françaises, les nouveaux
modèles britanniques et américains circulant au
pays.
Même Laurent Amiot,
pourtant formé en France, n'échappe pas à
l'influence britannique.
Delezenne, Amiot et Ranvoyzé
comptent parmi les plus grands orfèvres québécois.
Ils ont su marquer leur identité en insufflant leur orginalité
à travers leurs oeuvres.
Robert Derome,
La Canadianisation de l'art de l'orfèvrevie.
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