Mariage de Louis DELAGRAVE et de Marie DROLETTE
le lundi 1er juin 1767 à Québec, paroisse Notre-Dame

 

L'acte de mariage

Le dimanche 24 mai 1767, à Québec, Louis DELAGRAVE avait passé un contrat de mariage avec (Marie Jeanne dite) Marie Madeleine DROLET, devant le notaire Claude LOUËT.

L'acte de mariage indique une dispense de publication de 1 des 3 bans.
L'époux est dit « Marchand en cette ville (Québec) ».
Marie Louise MARIER (67 ans), grand-mère paternelle de l'épouse, est dite présente (l'officiant intervertit 2 lettres en attribuant à l'aïeule le patronyme MAIRÉ au lieu de. MARIÉ ou MARIER).

Les 2 époux signent

ainsi que Pierre ONEILLE et Pierre GAUVIN, amis de l'époux,
Charles DROLETTE, le père de l'épouse,
Joseph DROLET, frère de celle-ci (qui? - pas Joseph, il a 6 ans; Pierre ? - il a 11 ans et 11 mois),
Geneviève DROLETTE, sa soeur (c'est Marie Louise, 15 ans),
ses oncles Antoine DROLET (42 ans, époux de Marie Geneviève LACHAMBRE),
Joseph DROLETTE (40 ans) et son épouse Marie Anne LACHAMBRE,
Antoine LAMOTHE, époux de Marie Louise DROLETTE,
Gabriel MARANDA.

L'officiant est DÉZÉRY, vicaire.

DRÔLET, DROLET ou DROLETTE ?

Il semble que l'épouse et sa famille prononcent DROLETTE, car les hommes de la famille signent leur patronyme sous cette forme, pour la plupart.

À noter qu'en langue d'oc (moitié sud de la France), on le prononcerait DROLETTE même lorsqu'il est écrit DROLET ou DRÔLET, et la Nouvelle-France compte aussi des gens originaires de cette région.

À cette époque, toutes ces formes d'écriture et ces prononciations sont admises - l'orthographe et la prononciation ne seront fixées qu'au XXième siècle, après l'instauration de l'Instruction publique et, pour les patronymes, avec l'apparition des annuaires téléphoniques.

Pierre ONEILLE

Pierre Ignace ONEL (ou ONELLE, etc.; il signe P. Oneille) a 40 ans au moment du mariage de son ami Louis Delagrave dont il est témoin. Il est né le 10 août 1726 à Talmay ou Talmes, paroisse St-Vallier, évêché de Dijon, Bourgogne, (arrondissement de Dijon, Côte d'Or 21), fils de Nicolas ONEL et d'Antoinette JOUDRIER.

Son frère Francois, 44 ans, sergent de la compagnie des canonniers et bombardiers, est né le 17 avril 1723 au même endroit et il a épousé Marie Anne CHANDONNET à Québec le 22 novembre 1751. Il déclare ne savoir signer. Leurs frères Étienne et André sont en Nouvelle-France eux aussi, en 1751-1753 du moins. Leur père est alors décédé.

Pierre a épousé, le 13 novembre 1753 à Québec, Marie Josèphe CHANDONNET, la soeur de Marie Anne. Elle est fille de Charles CHANDONNET (dit LÉVEILLÉ), sergent, et d'Élisabeth BOURGET (fille d'un tonnelier, dit LAVALLÉE). Pierre est alors perruquier et il sait signer. Un Antoine SIMON dit ST-SIMON, lui aussi sergent dans la même compagnie que François, assistait à son mariage comme à celui de François, deux ans auparavant.

Pierre ONEL et son épouse furent, à Québec, parents d'au moins 8 enfants, dont au moins 5 sont déjà décédés. Survivent 2 garçons de 9 et 10 ans et une fillette de 4 ans.

Pierre GAUVIN

Pierre GAUVIN ne signe pas. Il est « bourgeois » de Québec et « ami de l'époux », il fut menuisier. Il a 58 ans, étant né le 17 octobre 1708 à L'Ancienne-Lorette. Il avait épousé en 1729, au même endroit, Marie Thérèse DROLET, une soeur du grand-père Charles DROLET, l'époux de Marie Louise MARIER. Il est donc un grand-oncle de la mariée du jour. Il est veuf depuis 4 ans et il a 2 filles mariées, seules survivantes de ses 11 enfants. Il avait assisté au mariage des parents de la mariée du jour, Marie Jeanne dite Marie Madeleine Drolet.

Il se peut que Louis DELAGRAVE ait habité chez lui, à Québec - c'est une piste à explorer, car étant menuisier et membre de la famille DROLET, pourquoi est-il cité comme témoin-ami? - Pierre ONEILLE suffisait comme témoin!

Gabriel MARANDA

Gabriel MARANDA signe en tant qu'apparenté présent. Il est maître forgeron et grand-oncle de la mariée, du côté des VACHON. Aujourd'hui âgé de 54 ans (né en 1712 de Charles MARANDA et de Denise FISET), il avait épousé à Québec, le 21 novembre 1735, Geneviève LANDRY (née en 1704 de Claude LANDRY et d'Angélique VÉRIEUL devenu VEILLEUX), une soeur d'Angélique LANDRY, la grand-mère maternelle de la mariée.

Gabriel MARANDA avait souvent choisi des notables comme parrain de ses enfants : Louis BRICAULT DE VALMUR (1737), Secrétaire de Monsieur l'Intendant, Louis Guillaume VERRIER (1740), Procureur général au Conseil supérieur de ce pays, Jean-Baptiste DUMONT (1742), Négociant, Michel BÉNARD (1745), Commerçant.

Des précisions sont disponibles sur la parenté et les ancêtres DROLET et VACHON de l'épouse.



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pour la recherche et les données

Les données généalogiques proviennent (allant jusqu'en 1799) du fichier du PRDH (Programme de recherche en démographie historique, de l'Université de Montréal), de notre lecture de certains actes, notamment sur microfilms, et de René Jetté, Dictionnaire généalogique des familles du Québec, des origines à 1730, PUM 1983 (ISBN 2-7606-0645-5), qui puise dans le fichier du PRDH et dans d'autres sources, que l'auteur mentionne.

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Date de la dernière modification : 18 novembre 2000

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